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    November 22

    le dormeur du val

      

     

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    tu es parti tout doucement comme un souffle de vent

    on ne t'a pas entendu ,jamais une plainte ,jamais un soupir

    et toujours des rires et des blagues tu disai

    de part ta petite taille nous t'appelions "madame Parker "

    tu nous a cacher tes souffrances ,ta maladie depuis ses 3 années

    meme si nous avions quelques doutes ,

    tu nous disai toujours mais non  mais non

    tu n'a jamais voulu nous dire la verité ,nous aurions put t'aider

    te reconforter aussi ,te tenir la main

    tu laisse derriere  toi tes 3 enfants ,

    et la petite derniere n'a que 12 ans

    trop tot pour perdre sa maman ,que dieu aide les

    tiens a appaiser leurs souffrances de ton depart

    repose en paix marie josée ,notre chere collegue

    tu nous manquera marie jo ...

     

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    Le dormeur du val 

     

    C'est un trou de verdure où chante une rivière
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D'argent; où le soleil de la montagne fière,
    Luit; C'est un petit val qui mousse de rayons.

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    Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

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    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
    Nature, berce-le chaudement: il a froid.

     

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    Les parfums ne font plus frissonner sa narine;
    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
    Tranquille. Il a deux trous rouges au coté droit.

     

     

     

    Arthur Rimbaud

     

     

     

     

     

    November 08

    ...

     

    Rêverie

     

     

    Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume 
    Cache un front inégal sous un cercle de brume, 
    L'heure où l'astre géant rougit et disparaît. 
    Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
     
     
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    On dirait qu'en ces jours où l'automne décline, 
    Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt. 
    Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître, 
    Là-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre 
     
     
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    Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor, - 
    Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe, 
    Qui, comme la fusée en gerbe épanouie, 
    Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or ! 
     
     
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    Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies, 
    Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies, 
    Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
     
     
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    Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées, 
    Avec les mille tours de ses palais de fées, 
    Brumeuse, denteler l'horizon violet 

     

     

     

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